Jean-Marie-Lafortune (Département de communication sociale et publique), Marie-Claude Larouche (UQTR), Christian Poirier (INRS) et Julie Derouin (consultante en muséologie)
Ce projet, réalisé au sein de l’Observation des médiations culturelles de l’INRS, interroge les développements actuels des actions de médiation dans le sillage des nouvelles normativités numériques selon une perspective critique. D’abord envisagée comme une intervention auprès des individus et des groupes dans l’optique du renforcement de la citoyenneté démocratique, comme une réactivation de l’éducation populaire, la médiation culturelle s’éloigne-t-elle de cette visée en empruntant la voie numérique? Le régime techno-culturel, qui confine la participation culturelle à une expérience solitaire, à distance et au moment de son choix, donne certes un accès élargi à l’offre culturelle, voire permet d’y contribuer, mais prive-t-il cette expérience de son caractère sociopolitique? Considérant que le travail des médiateurs procède alors des logiques instaurées par des plateformes visant moins à développer la citoyenneté culturelle qu’à capter l’attention des usagères et usagers, qu’advient-il du potentiel émancipateur des projets de médiation? La médiation numérique participe-t-elle du mythe, induit par l’avènement de toute technique, d’une société plus libre, plus égalitaire et plus interactive?
Observation des médiations culturelles de l’INRS, 2020-2021




