Vincent Duclos (Département de communication sociale et publique), en collaboration avec Hamidou Sanou (Université de Dédougou) et N. Hélène Sawadogo (Université de Ouagadougou)
Ce projet a permis d’examiner les effets à long terme d’un projet de santé mobile (mHealth) mis en place pendant plusieurs années dans le district rural de Nouna, au Burkina Faso. Avec deux étudiants de cycles supérieurs, les « après-vies » de ce projet technologique, qui ont amélioré l’accès aux soins à Nouna, mais qui ont par ailleurs profondément transformé l’organisation sociale (entre autres par l’embauche de marraines, équipées d’un téléphone et veillant au suivi de femmes de leurs villages respectifs), ont été documentés.
L’objectif de cette recherche était de mieux comprendre les traces – les ruines? – laissées par une intervention technologique lorsque le financement tire à sa fin. La forte majorité des projets mHealth sont implémentés de manière provisoire, sans durabilité. Par conséquent, une fois ceux-ci terminés, nous perdons généralement toute trace technologique de leur existence. Dans ce contexte, il nous semblait important d’étudier ce qu’il advient de l’infrastructure technique (téléphones, ordinateurs, plaques solaires, etc.) d’un tel projet lorsqu’il se termine, mais surtout ce qu’il advient des personnes qui y ont participé (leur revenu, leur statut social, etc.).
À lire sur le sujet :
- L’article « Promises and perils of mobile health in urkina Faso » par N. H. Sawadogo, H. Sanou, J. A. Greene et V. Duclos, publié dans The Lancet (mai 2021)
- L’article à venir « “We are Not Done”: Reclaiming Care After Mobile Health in Burkina Faso », Anthropology & Medicine
2021-2022




