Recherches postdoctorales

Grâce à leur expertise et leur implication en recherche, les stagiaires postdoctoraux enrichissent leur profil et contribuent aux avancées en communication.

Stagiaires actuelles et actuels
Anciennes et anciens stagiaires
Photo de Laure Tucarti

Laure Tucarti

Mise en place d’un suivi participatif des niveaux d’eau au Québec : quelles attentes pour les différents acteurs impliqués?

Écologue de formation, Laure Turcati s’intéresse aux rapports entre la science et la société. Elle coordonne et anime des programmes de sciences participatives dans le domaine de l’environnement depuis une quinzaine d’années. Ses collaborations de longue date avec des publics divers, naturalistes, enseignantes et enseignants et leurs élèves, gestionnaires d’espaces verts, personnes riveraines et usagères de milieu urbain l’ont conduite à interroger ses propres pratiques en matière de démarches participatives visant la co-construction de connaissances, et à questionner les implications de ce type de démarche sur l’engagement des citoyens et citoyennes et sur leurs relations avec les chercheuses et chercheurs. Ses travaux ont été publiés dans la Revue d’anthropologie des connaissancesTechnologie et innovation, Développement durable et territoires.

Mise en place d’un suivi participatif des niveaux d’eau au Québec : quelles attentes pour les différents acteurs impliqués?

 Laure Turcati a été stagiaire postdoctorale en 2021-2022, affiliée à la Faculté de communication, au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) ainsi qu’au Laboratoire sur la communication et le numérique (LabCMO), sous la supervision de Florence Millerand, professeure au Département de communication sociale et publique, et de Lorna Heaton, professeure à l’Université de Montréal.

Soutenu financièrement par le consortium OURANOS et par le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), son projet de recherche postdoctoral s’est intéressé à la co-construction d’un projet de science participative. Le projet a consisté à définir et à mettre en place un suivi participatif des niveaux d’eau au Québec, nommé Rivière à l’œil, impliquant une diversité d’acteurs dont des volontaires (riverains) et l’usage d’une application permettant l’enregistrement et le partage des données (Crowdwater). En étant elle-même une des actrices du projet, à travers son rôle de facilitatrice du processus de co-construction, le projet lui a permis de développer une approche réflexive sur sa posture de chercheuse impliquée.

Photo de Jérémie Pelletier-Gagnon

Jérémie Pelletier-Gagnon

Recensement et catégorisation de données massives et d’outils d’analyse quantitative de textes en contexte vidéoludique

Diplômé du doctorat en humanités numériques et littérature comparée de l’Université de l’Alberta, Jérémie Pelletier-Gagnon s’intéresse à l’utilisation des données textuelles massives et aux méthodes computationnelles en recherches communicationnelles sur le jeu vidéo. Son approche privilégie l’analyse des pratiques d’appropriation du jeu vidéo par les communautés de joueur.es dans un contexte transnational. Actif dans le domaine de l’étude de la culture du jeu vidéo japonais, il est auteur d’une thèse sur la spatialité dans les arcades au Japon et il est éditeur associé du Journal of Replaying Japan. Ses travaux ont été publiés dans le Journal of Gaming and Virtual Worlds, le Journal of the Japanese Association for Digital Humanities et Space and Culture. Jérémie Pelletier-Gagnon est présentement chercheur postdoctoral affilié à la Chaire de recherche du Canada sur les communautés de joueur.es et les données massives, au Laboratoire de recherche en médias socionumériques et ludification ainsi qu’au groupe de recherche Homo Ludens, sous la supervision de Maude Bonenfant, professeure au Département de communication sociale et publique (UQAM).

Soutenu par les Fonds de recherche du Québec, son projet de recherche postdoctoral, Recensement et catégorisation de données massives et d’outils d’analyse quantitative de textes en contexte vidéoludique s’intéresse à l’usage de méthodologies d’analyse computationnelle qualitative et quantitative pour l’étude des communications au sein des communautés de joueur.es sur les réseaux sociaux. Il explore le potentiel d’utilisation des techniques de fouille de texte afin de cerner puis de clarifier la nature et la forme des interactions entre joueur.es sur Twitter dans un contexte multilingue anglais, français et japonais. À son terme, ce projet mettra en relief les catégories de données et les outils d’analyse qui révèle le mieux les dynamiques sociales caractérisant les échanges entre joueur.es en ligne, ainsi que le rôle structurant des configurations algorithmiques des plateformes socionumériques qui rendent ces interactions possible.

Aso Mohammad Darwesh

Algorithmisation des messages et des publicités à caractère politique

Aso Mohammad Darwesh est postdoctorant au sein du Groupe de recherche sur l’information et la surveillance au quotidien (GRISQ) sous la supervision du professeur de l’École des médias André Mondoux. Il est également professeur associé à la University of Human Development depuis 2011.

Dans le cadre de son projet de recherche postdoctoral, il s’intéresse à la dissémination massive de nouveaux appareils intelligents et à la mise en place d’algorithmes d’apprentissage machine. La circulation marchande de données soulèvent plusieurs enjeux, dont l’intégrité des données personnelles et le manque de transparence sur les algorithmes. L’objectif de cette recherche est de documenter empiriquement la circulation automatisée (algorithmique) des contenus, notamment en permettant de repérer la source des messages non sollicités reçus dans les comptes d’usagers des médias socionumériques.

Formation

  • Doctorat en informatique, Université Pierre et Marie Curie, France, 2010
  • Master en informatique, Université René Descartes, France, 2007
  • Baccalauréat en informatique, Université René Descartes, France, 2007
  • Baccalauréat en mathématiques, Université de Sulaimani, Irak, 2001

Lucie Delias

La « mise en données de la société » : enjeux sociopolitiques de la production et de l’usage de jeux de données publiques et privées

Lucie Delias est docteure en sciences de l’information et de la communication de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Elle a soutenu en 2019 sa thèse intitulée L’âge des usages. Usages sociaux des technologies numériques par les adultes âgés et représentation du « bien-vieillir connecté ». Elle est actuellement postdoctorante au sein du Laboratoire sur la communication et le numérique (LabCMO) et du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), sous la supervision de Florence Millerand (Département de communication sociale et publique) et de Guillaume Latzko-Toth (Université Laval). Elle est également docteure associée à l’Institut de recherche Médias, Cultures, Communication et Numérique (Irméccen, Sorbonne Nouvelle – Paris 3).

Sa recherche postdoctorale s’inscrit dans le projet de recherche collectif sur la « mise en données de la société » dirigé par Florence Millerand. Lucie Delias s’intéresse à la façon dont la datafication (mise en données) de la vie sociale reconfigure les inégalités liées au numérique, à partir de l’étude des outils mis en place par les professionnel.les qui promeuvent l’ouverture, le partage et l’utilisation des données pour faire participer et assurer la représentation des publics socialement « minorisés » ou éloignés des usages numériques.

Photo de Marie Reetz

Marie Reetz

Le «naturel» du fascisme dans le discours populiste d’aujourd’hui? Métaphores et arguments d’autorité de la nature

Docteure en sciences du langage de l’université Paris III Sorbonne nouvelle et de l’université d’Anvers, Marie Reetz a soutenu en 2017 sa thèse intitulée Idéologie et discours autoritaire au Japon 1931-1945 : métaphores et marques discursives dans les médias et les écrits personnels militaires pendant la guerre. Elle est membre du Groupe de recherche en communication politique (GRCP) à l’Université Laval et chercheure postdoctorale au Département de communication sociale et publique sous la supervision du professeur Olivier Turbide.

Spécialisée en analyse du discours, en pragmatique et en communication politique, Marie Reetz travaille depuis dix ans sur les discours autoritaires, totalitaires et fascistes, en Allemagne, au Japon et en France pendant la Deuxième Guerre mondiale, dans le but de comprendre leur fonctionnement et leur efficacité. C’est à la lumière de ces recherches qu’elle se penche maintenant sur les discours populistes contemporains, notamment en France et en Allemagne. La question de l’idéologie y occupe une place importante, tout comme des notions telles que les métaphores et les éléments phraséologiques (les slogans, les formules et autres figements).

Moyennant les outils de l’analyse du discours et de la rhétorique, Marie Reetz étudie, dans le cadre de sa recherche postdoctorale, les parallèles ou les continuités possibles entre le discours populiste d’aujourd’hui et les discours fascistes (totalitaires ou autoritaires) des années 1920 à 1940 en Allemagne, en France et en Italie. L’enquête se concentre sur la thématique de la nature telle qu’elle se révèle par les métaphores et les arguments d’autorité « de la nature ». Sont analysés les discours des principaux partis populistes d’aujourd’hui dans ces trois pays – Alternative pour l’Allemagne (AFD), Rassemblement national (RN), anciennement le Front national, et Ligue du Nord (LN) – ainsi que les discours de leurs supportrices et supporteurs sur des réseaux sociaux.

Son projet de recherche est financé par une bourse de recherche postdoctorale du Fonds de recherche du Québec – Société et Culture (2021-2022).

Publications

Reetz, M. (2019). La salutation épistolaire idéologique : routines et identité au sein des correspondances de soldats japonais, 1931-1945. Cahiers de lexicologie : Revue internationale de lexicologie et lexicographie, (114), 173-198.

Reetz, M. (2018). L’étiquetage ironique dans le discours populiste en France et en Allemagne : les bienpensants et les Gutmenschen – SI politiquement corrects!. Neuphilologische Mitteilungen, 119(2), 273-296.

Reetz, M. (2015). La polirudesse affective : la familiarité feinte dans l’infotainment comiqueSemen. Revue de sémio-linguistique des textes et discours, (40).

Photo Sylvain Martet

Sylvain Martet

Analyse des pratiques de microdiffusion de musique sur YouTube

Stage postdoctoral réalisé entre 2018 et 2020 sous la supervision de Martin Lussier (Département de communication sociale et publique)

Sylvain Martet a été chercheur postdoctoral au sein du CRICIS et de la Faculté de communication de l’UQAM (2018-2020), sous la direction de Martin Lussier, professeur au Département de communication sociale et publique (UQAM). Ses recherches ont porté sur deux corpus principaux et complémentaires : les transformations des métiers de la musique et de l’audiovisuel et les logiques à l’œuvre dans la mise en circulation de contenus musicaux, particulièrement en contexte numérique. Il a obtenu en 2018 un doctorat de sociologie sous la direction d’Anouk Bélanger (UQAM) et de Christian Poirier (INRS) avec une thèse portant sur les dynamiques sociales de découverte et de partage des goûts musicaux. Il est également chargé de cours au Département de communication sociale et publique au sein du programme d’Action culturelle.

Dans le cadre de son projet de recherche postdoctorale, il a cherché :

  • à comprendre l’utilisation de YouTube dans la circulation de la musique du point de vue des pratiques des utilisatrices et utilisateurs;
  • à développer une typologie des types de contenus musicaux appropriés et des profils d’utilisatrices et utilisateurs les mettant en ligne;
  • et à développer le concept de microdiffusion en reliant les pratiques contemporaines sur YouTube à un fil historique plus large.

Juliana De Arruda Castro

Système de protection de la jeunesse au Québec et au Brésil : structures et pratiques professionnelles

Stage postdoctoral réalisé entre 2019 et 2020 sous la supervision de Jacques Rhéaume (Département de communication sociale et publique)

Juliana Castro est docteure en psychologie et a travaillé comme spécialiste en travail social au Brésil pendant plusieurs années. Durant son doctorat, elle a étudié les récits de vie d’adolescent.es vivant dans un service d’accueil public au Brésil, allant et venant entre l’institution et la rue. Son expérience professionnelle repose sur l’intervention directe auprès de la population des jeunes en situation de vulnérabilité et de violences psychosociales ainsi que sur la gestion d’équipes travaillant dans ce contexte. Elle utilise entre autres, dans ses interventions et ses recherches, la méthodologie du « récit de vie » en psychosociologie clinique.

Son projet de recherche postdoctoral, sous la supervision de Jacques Rhéaume, professeur émérite au Département de communication sociale et publique, s’est penché sur le système de protection de la jeunesse au Québec. Partant de l’expérience et de la connaissance qu’elle a développées du système brésilien, Juliana De Arruda Castro a examiné le système québécois afin de dégager les points communs entre les deux systèmes, tout en tenant compte des différences historiques, sociales et culturelles propres au contexte québécois. Elle s’est intéressée plus particulièrement au travail des professionnel.les, à leurs approches, à leurs relations avec les enfants et les adolescent.es en situation de vulnérabilité et de violence ainsi qu’à leurs interventions auprès des familles. L’analyse du contexte organisationnel de leurs pratiques, des structures des services gouvernementaux, des services disponibles est venue compléter cette recherche.

Lenka Novakov

Conversations with Landscapes

Stage postdoctoral réalisé en 2020 sous la supervision de Sofian Audry (École des médias)

Lenka Novakova est une artiste canadienne d’origine tchèque dont le travail rayonne à l’international. En tant que chercheure-créatrice, elle explore les frontières entre le théâtre et les arts visuels à travers des installations à grande échelle, des environnements immersifs et participatifs, des paysages audiovisuels et une écriture critique. Elle détient un doctorat en Humanities/Fine Arts du Centre of Interdisciplinary Studies in Society and Culture (Université Concordia) et une maîtrise en Studio arts de l’Université Concordia. Ses recherches-créations ont été financées par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC), par le Conseil des arts du Canada et par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Son projet postdoctoral, Conversations with Landscapes, a été soutenu par le FRQSC (2018-2020).

Conversations with Landscapes explored the performance of landscape and investigated how immersive and participatory environments can engage science and technology in the articulation of the pressing issues of the environment and climate change. Thematically, the focus of this particular project was on the ocean, the atmosphere and the weather. It explored how local communities respond to climatic changes and attempts to recreate these experiences within the context of immersive environments and performance. Field research took place on both Pacific and Atlantic coasts, and the project was hosted by the University of Maine in the USA and the University of Victoria in BC. One phase of this research project was a fieldwork on Long Beach in Tofino, BC, where Lenka Novakova worked with surfers and explored how weather conditions, currently and over the years, formed their relationships with the coastal landscape. The outcomes have been presented at Research-Creation Methods Symposium at the University of Antwerp in Belgium, and the work from each exploration was disseminated by Two Rivers Gallery at Saint George in BC in 2020.